Coaching sportif : 6 étapes pour se lancer à son compte

Hi 🙂

C’est bon, vous avez votre diplôme de coach sportif en poche et il ne vous reste plus qu’à vous lancer. Mais par où commencer pour trouver vos clients et démarrer officiellement votre business à votre compte ?

Quand j’ai démissionné de mon ancien travail en agence de communication, fin 2015, j’ai dû me poser beaucoup de questions pour commencer ma nouvelle vie professionnelle. Quel statut adopter? A quel tarif proposer mes coachings? Qui cibler? Quelles zones géographiques couvrir et comment me déplacer?

Même si mon expérience en marketing et communication m’a parfois aidée, j’ai surtout appris en marchant comme on dit. J’ai testé des choses en réalisant que ce n’était pas la bonne option, j’ai fait des concessions que je n’aurais pas dû faire, j’ai dû apprendre à m’organiser différemment pour optimiser mes journées. Bref, l’expérience reste la meilleure des écoles.

Et si je peux partager cette expérience auprès des coachs qui s’apprêtent à se lancer, je le fais avec plaisir ! J’ai donc listé 6 étapes qui me semblent indispensables pour commencer son activité de coach sportif en indépendant, et qui vous feront gagner du temps (beaucoup de temps).

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1/ S’occuper des démarches administratives

Même si la paperasse peut faire peur, sachez que les premières démarches ne sont pas si compliquées. L’option la plus simple d’un point de vue administratif reste d’adhérer au régime de micro-entreprise (auto-entrepreneur). Cela peut se faire en ligne et ne demande que quelques minutes : vous devez simplement remplir un formulaire, choisir le type d’activité, et vous munir d’un scan de votre pièce d’identité. C’est l’option la plus souple et la moins contraignante, qui vous permettra de commencer votre activité sereinement et d’aviser, quelques mois plus tard, pour définir si ce statut vous correspond ou si vous devez en changer (et passer au statut SARL, SAS…). Pour information, ce statut a un seuil de revenus annuel fixé à 33 100 euros (même si cela risque d’évoluer en 2018). Au-dessus de ce chiffre, vous passerez automatiquement en entreprise individuelle et vos cotisations augmenteront considérablement. Cependant, vous pourrez déduire vos charges de votre chiffre d’affaires, c’est-à-dire vos frais de formation, vos achats d’équipement, vos déplacements… Tout ce qui vous permet de travailler au quotidien.

Les deux autres étapes administratives importantes sont la souscription à une assurance professionnelle, muni de votre numéro SIRET, et l’ouverture d’un compte bancaire dédié à votre activité (cela n’a pas forcément besoin d’être un compte professionnel si vous avez le statut d’auto-entrepreneur).

SIRET, RIB et attestation en poche, vous pouvez légalement commencer votre activité.

2/ Définir son offre

C’est l’étape qui vous demandera certainement le plus de réflexion. Et aussi celle qui va définir toutes les étapes suivantes. Se dire Personal Trainer n’est pas suffisant : il faut pouvoir vous démarquer des autres professionnels en définissant précisément votre offre.

Tout d’abord, quel est votre positionnement ? Quelle(s) sont vos discipline(s) majeures ? Boxe, course à pied, crosstraining, musculation, yoga… Cela ne veut pas dire que vous devez vous intéresser uniquement à une discipline, mais simplement que vous devez être expert sur une ou deux disciplines maximum. Pour ma part, même si je pratique personnellement la course à pied, je sais que je ne suis pas une experte du travail de la foulée, de la pose du pied, des plans d’entraînement pour courir un marathon en moins de 4h. Je me suis donc concentrée sur ce qui me plaît le plus : le CrossTraining. Qui peut convenir à tout le monde, dont les amateurs de course à pied dans le cadre de leur PPG.

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De votre positionnement, découle votre prix. Vous devez déjà connaître les fourchettes de prix du secteur dans votre ville. Un coaching privé d’une heure à 80 euros ne choquera pas grand monde à Paris, mais beaucoup plus à Strasbourg, Orléans ou Annecy. Votre prix dépendra aussi de la « rareté » de votre prestation, de la qualité des équipements que vous utilisez, de votre expérience dans le secteur… Gardez aussi en tête que le prix que vous fixez définira aussi le type de clientèle que vous aurez : si vous êtes à 100 euros l’heure, vous aurez certainement un public de CSP+, cadres supérieurs, célébrités… J’ai fait le choix de définir un prix situé dans la moyenne (60 euros) pour avoir des clients qui me ressemblent et pour me sentir proche d’eux.

Quand vous connaissez votre tarif, vous pouvez vous pencher sur les possibles packs ou forfaits, pour les clients qui voudraient vous voir plus d’une fois par semaine et bénéficier d’un accompagnement plus poussé (par exemple, un forfait qui comprend 1 séance de coaching par semaine, un programme d’entraînement mensuel et un accompagnement en nutrition).

Et dernière chose non négligeable : votre disponibilité. Quand décidez-vous de travailler ? Êtes-vous disponible 7j/7 ? Vous déplacez-vous facilement ? A partir de quelle heure commencez-vous les premiers coachings ? Et jusqu’à quelle heure décidez-vous de travailler ? Je ne m’étais pas vraiment posé ces questions, et j’ai rapidement dû revoir mon organisation. Mais je garde ce point pour ma dernière étape 😉

 

3/ Se créer une présence en ligne

Vous savez l’importance d’internet et des réseaux sociaux aujourd’hui : ce sont devenus des sources d’information privilégiées. Bien sûr, vous n’êtes pas obligés de lancer votre propre blog et d’animer vos réseaux sociaux au quotidien (car cela demande un temps fou, je sais de quoi je parle ;)) mais le b-a-ba selon moi serait d’avoir une page Facebook ou un site web très simple. Dessus, vous pourrez y mettre une présentation de votre parcours, de votre positionnement et de vos services ; y détailler ses tarifs ; et partager ses coordonnés (email et téléphone).

Cela vous servira de vitrine pour démarcher des clients (des particuliers ou des entreprises), et sera aussi un signe de professionnalisme 😉

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4/ En parler à son entourage   

Il faut maintenant tester votre « pitch » auprès de personnes qui vous donneront honnêtement leur avis. Commencez donc à sonder votre entourage proche ou moins proche (anciens collègues, voisins, connaissances…) pour savoir s’ils pourraient être intéressés. Vous constaterez rapidement si votre offre tient la route ou si vous devez faire quelques changements. Ils vous poseront peut-être des questions auxquelles vous n’aviez pas pensé : « fais-tu des coachings de groupe ? », « puis-je déduire ta prestation de mes impôts ? », « est-il possible de faire une séance de 45 minutes au lieu d’une heure ? »…

 

5/ Démarcher

Les choses sérieuses commencent ! Vous partez à la recherche de clients, mais à quelle porte frapper ?

Tout d’abord à celle des personnes de votre réseau direct (personnel et professionnel). Parmi mes tous premiers clients, j’ai eu deux anciennes collègues et une amie du lycée. C’est ensuite eux qui m’ont fait ma publicité auprès de leurs contacts.

Puis pour démarcher de nouvelles personnes, il vous faudra définir votre plan d’action. La meilleure façon de le faire reste de se mettre dans la peau de son client « type » et se demander quelles sont ses habitudes : quels endroits il peut fréquenter ? Comment il aimerait entendre parler de vous (flyer, réseaux sociaux, bouche à oreille…) ? Quelles personnes / communautés / entreprises peuvent vous aider à les atteindre ?

Si vous vous spécialisez en course à pied, vous devriez certainement passer un peu de temps avec les nombreux groupes de running qui existent et leur proposer une session d’essai à vos côtés. Si vous vous concentrez sur une zone géographique précise, vous devriez lister les endroits en lien avec le sport et le bien-être pour leur faire connaître vos services et leur laisser des cartes de visite. Enfin, si vous proposez des séances de Groupe, pourquoi ne pas démarcher directement les entreprises ?

Il vous faudra être créatif et surtout proactif. C’est à vous d’aller chercher vos clients et de faire en sorte que des synergies se créent. Cela demande du temps et de l’énergie, mais c’est aussi la clé de la réussite de votre business.

 

6/ Organiser son emploi du temps

Votre business prend forme et vous commencez à avoir des clients. Il va rapidement falloir vous organiser et optimiser votre emploi du temps, autrement vous risquez de rapidement vous épuiser. Ma première année de coaching, je travaillais du lundi au samedi, et je passais mon temps à courir d’un coaching à un autre, parfois à l’autre bout de Paris, parfois même en région parisienne. J’avais pris un abonnement Autolib mais j’ai vite compris que circuler en voiture à Paris n’allait pas me faire gagner du temps. Mes journées devenaient totalement décousues et hyper stressantes. Je n’avais plus le temps nécessaire pour caler mes entraînements (et ça, c’est l’angoisse !), ni pour travailler sur le blog ou sur d’autres projets professionnels.

 Mais au fil du temps, j’ai compris que je devais me limiter à Paris, et à certaines zones qui convenaient à mes clients : le Jardin des Tuileries, le stade Paul Faber dans le 17ème, le stade Paul Valéry dans le 12ème . Niveau horaires, je travaille tous les soirs du lundi au jeudi soir inclus, et tous les matins du mardi et vendredi inclus. Cela me laisse du temps le lundi matin et le vendredi après-midi pour avancer sur mes autres projets et prendre du temps pour moi. Un détail non négligeable quand on pratique ce métier passionnant mais très prenant physiquement.

 J’espère que ces quelques conseils vous aideront à consolider votre business et à débuter votre activité sereinement.

 C.

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