Les coulisses de mon 2ème marathon Nice-Cannes

Hi 🙂

Ce dimanche 13 novembre, je courais mon deuxième marathon, celui de Nice-Cannes. Je m’étais inscrite au lendemain du marathon de Paris en avril dernier, pour compenser le « coup de blues » post-marathon. Cela peut sembler incroyable mais j’en redemandais ! A sept mois d’intervalle entre ces deux marathons, il y a eu beaucoup de kilomètres parcourus (952,72km pour être précise), quelques phases de doute ou d’inquiétude, des séances pas toujours faciles, une hygiène de vie assez stricte, des moments d’accomplissement, et beaucoup de plaisir aussi. Je vous dévoile les dessous de ma préparation pour le marathon Nice-Cannes.

Après un marathon, quand la pression redescend enfin, l’heure est au bilan. On prend le temps de se poser, de souffler et de retracer tout le chemin parcouru. Car ce que j’aime le plus dans l’expérience d’un marathon, ce n’est pas tant la course le jour J, mais tout ce que l’on vit pour y arriver. C’est très intense, physiquement et mentalement!

Je peux désormais l’avouer mais j’ai plusieurs fois pensé que je ne serai pas capable de courir ce deuxième marathon. D’abord début juin, en me blessant peu de temps après ma course du Viaduc de Millau. J’ai fait l’erreur de ne pas écouter mon corps et de continuer à m’entraîner de façon (bien trop) intense, si bien que les muscles n’ont pas suivi. Pendant près de 4 semaines, j’étais incapable de courir plus de 2km sans ressentir une douleur vive à l’adducteur droit…

Je me suis mise au Crossfit pour compenser ma frustration et j’ai pu, progressivement, reprendre la course à pied. Quel soulagement ! Je pense que cela m’a boostée tout au long de ma préparation : chaque fois que la motivation n’était pas au rendez-vous, je me rappelais de cette époque où je rêvais de pouvoir courir librement. J’ai pu me remettre à niveau en juillet, progressivement et en faisant attention à ne pas brûler les étapes. J’ai aussi profité de mes différents séjours cet été à Londres pour la réalisation de mon City Guide My Training Trip pour m’y remettre sérieusement.

Mi-août, la blessure n’était plus qu’un vieux souvenir et je commençais à augmenter progressivement la durée de mes sorties et à me remettre au fractionné. Je me tenais à mes 3 sorties par semaine (1 fractionné, 1 sortie longue, 1 sortie d’une heure « au feeling »), en plus de mes 3 à 4 WOD.

A ce moment, je me sens forte et je déborde d’énergie… et je ne parviens pas à la contenir. Car en parallèle, la durée des sorties longues et l’intensité des fractionnés augmentent, et il devient de plus en plus difficile de maintenir ce rythme.

Fin septembre, la récupération devient de plus en plus difficile, à cause des entraînements mais surtout avec mon rythme de vie. Mes premiers coachings commencent à 7h30 et les derniers terminent à 21h. Je passe mes journées à parcourir Paris avec mes équipements sur le dos, et il faut caler les entraînements sur mon temps libre. Je serre les dents mais je sais à ce moment que mon corps fatigue : je ressens des douleurs articulaires aux genoux pendant mes sorties. Et je sens que la motivation n’est plus aussi forte. Deuxième phase de doute. Ce n’est pas le moment de tout gâcher et de reproduire les mêmes erreurs. Après tout, il me reste encore 6 bonnes semaines de préparation, qui sont loin d’être les plus simples.

Après une semaine plus « soft », quelques séances de kiné et un peu moins de Crossfit, je sens que mon état s’améliore. Je me limite à 2 à 3 WOD par semaine, et je veille à dormir au moins 7h par nuit. Ce réajustement m’a clairement sauvé. A un mois du marathon, je participe au 20km de Paris et je me sens rassurée : d’excellentes sensations et un bon rythme que je n’aurais pu tenir avant. Je finis en 1h45 sans aucune difficulté, et je sais que j’aurai pu pousser davantage. Cette course m’a permis de me rassurer et de finir ma préparation confiante.

Les toutes dernières sorties longues (2h10, 2h15, 2h20) se font ensuite sans problème.

Nous sommes maintenant à 2 semaines du marathon et le plus gros est fait. A partir de maintenant, c’est surtout l’hygiène de vie qui va faire le reste : bien dormir, bien manger, bien s’hydrater, et prendre un peu de temps pour soi, histoire d’apaiser un peu l’esprit. Je décide de partir à Dublin le temps d’un week-end entre filles, pour prendre du temps pour moi et mettre le marathon entre parenthèse pendant 48h.

Having a crush on Dublin's colorful doors 💜👍 #dublin #ireland #dublindoors #pink #colors #plank #CoreTraining

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Puis le jour vient assez vite. Bizarrement, je ne suis pas du tout stressée. Sûrement grâce à la sortie de My Training Trip la veille de mon départ pour Nice qui m’a tenu bien occupée les jours qui ont précédé le marathon. Mais je pense surtout que j’avais hâte de voir les fruits de mon travail et de prouver de quoi j’étais capable. Ce marathon aura occupé mon esprit pendant des mois : il est temps d’y aller maintenant et de se donner à fond!

Almost ready ✌ Let's do it ! #marathon #nicecannes #marathonnicecannes #dossard #mytrainingdiary

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Finalement, ma course aura été formidable: j’étais moi-même étonnée de me sentir si à l’aise. Je redoutais surtout les dénivelés sur la deuxième partie du parcours et c’est vrai qu’ils n’étaient pas simples. Mais je m’y étais préparée et je pense que le Crossfit a aussi joué un rôle important. J’ai pu maintenir un rythme de 5’35 au kilomètre tout au long du parcours, même quand les jambes tiraient méchamment à partir du 37ème km.

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J’ai quand même réussi à accélérer sur les tous derniers mètres, en voyant que je pouvais le boucler en moins de 4h si je n’abandonnais pas maintenant. Alors j’ai mis toute l’énergie qu’il me restait, et j’ai couru uniquement avec mon cœur. Quand je revis ce moment où je passe la ligne d’arrivée, c’est un grand silence et un paysage totalement flou, tant je suis concentrée sur ce qui se trouve à quelques mètres.

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Je parviens à franchir la ligne d’arrivée à 3h59 et 26 secondes, soit 22 minutes de moins que pour le marathon de Paris en avril. Quel bonheur ! Quelle joie ! C’était juste mais je l’ai fait ! L’émotion n’est pas moins importante que pour mon 1er marathon, et les quelques larmes de joie coulent le long de ma joue et toute la pression retenue sur cette course, tous les doutes des dernières semaines, s’envolent enfin.

Une expérience de plus qui me laissera un doux sourire sur les lèvres, et pas mal d’émotions. Je n’ai pas encore craqué en m’inscrivant à un troisième marathon… mais ce n’est pas l’envie qui manque !

C.