Je boycotte le Training parce que…

Hi 🙂

Je parle souvent, sur My Training Diary, des grands passionnés de sport, qui ne se voient pas vivre sans. Après tout, c’est la devise du blog : « Le Training pour passion ». Mais aujourd’hui, je change de cap et je vous parle plutôt de ceux pour qui le mot Training rime avec torture. Vous savez, ces personnes dans votre entourage qui vous regardent comme un ovni quand vous leur racontez vos derniers exploits ou vos prochains défis sportifs, qui vous rient au nez quand vous leur proposez de vous accompagner courir (« Quoi ? Moi ?? Mais ça va pas ! ») ou vous qualifient au moins une fois par semaine de « fou ». 

Je me suis intéressée à ces « anti-sport » pour savoir ce qui les poussaient à boycotter le Training. Car je suis profondément persuadée qu’il est impossible de n’aimer aucun sport : il en existe beaucoup trop pour cela. Je leur ai donc posé la question et j’ai listé leurs réponses les plus fréquentes. Voici ce que j’aimerais leur répondre. Alors maintenant, on arrête les excuses et on se lance 😉

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#1 « je n’ai pas le temps »

Tu n’as pas le temps, parce que tu te lèves tôt pour prendre les transports, aller travailler, rentrer chez toi, voir tes amis, potentiellement t’occuper de tes enfants, et aussi prendre du temps pour toi… Je dirais que c’est une question d’organisation, et qu’il faut « prendre le temps » (mes chères lectrices mamans débordées, ne me détestez pas, je sais que c’est « plus simple à dire qu’à faire »). Mais peut-être que si vous vous bloquez 1h dans la semaine (avant d’aller travailler, le midi ou bien le soir), et 1h le week-end, vous pourriez vous remettre petit à petit au sport. Il n’y a pas besoin de faire du sport tous les jours, mais simplement d’être un peu actifs. Alors faîtes le point sur votre emploi du temps, et comment vous pourriez caler par-ci par-là 1h à 3h de sport par semaine. Croyez-moi : vous sentirez la différence dès la deuxième semaine ! Et après quelques temps, vous en redemanderez !

#2 « je ne suis pas doué en sport »

On ne peut pas ne pas être doué en sport. C’est tout simplement impossible. Tout d’abord parce qu’il existe trop de sports différents, qui font appel à des qualités diverses et variées : la rapidité, l’agilité, la force, la souplesse,… Bref, tout le monde peut trouver son compte. Et au-delà de ça : on ne commence jamais champion, on le devient. Beaucoup de personnes me disent ne pas être faîtes pour le running parce qu’elles n’ont pas de souffle. Mais rassurez-vous, c’était pareil pour moi ! Même si j’avais fait plusieurs années de basketball auparavant, mes premières sorties étaient loin d’être agréables : je me sentais lourde, j’avais très chaud, je n’arrivais pas à bien respirer, et je n’avais en tête que le fin du run. Alors lancez-vous simplement, sans vous remettre en question d’emblée, et en vous disant que vous ne ferez que progresser.

#3 « ça coûte trop cher »

L’avantage d’avoir de plus en plus de personnes qui s’entraînent, c’est qu’il y a une offre de plus en plus large. Quand j’ai commencé à m’entraîner en salle de sport à Paris, il n’y avait que quelques options : le Club Med Gym (devenu CMG Sports Club), Moving ou Forest Hill. Et de nombreuses petites salles de quartier dont les horaires ne correspondaient pas du tout avec mes horaires de travail. Clairement, le prix était très élevé et il fallait être sûr de son coup avant de souscrire. Pour ma part, j’ai trouvé mon compte parmi les nombreux cours proposés au CMG Sports Club et j’y suis abonnée depuis 4 ans maintenant. Mais si vous ne voulez pas payer 60, 70, 80 euros par mois pour vous entraîner (ça s’entend), d’autres réseaux se sont développés et proposent des abonnements moins chers, comme Neoness par exemple. Et si la salle de sport n’est pas faite pour vous, il vous reste beaucoup d’autres alternatives “sans engagement” : natation, vélo, course à pied, danse, yoga…  

#4 « je ne sais pas par où commencer »

C’est souvent le problème quand on veut se remettre au sport. Quelle activité pratiquer ? Où ? Quels exercices faire ? A quelle fréquence ? Je l’admets, on peut vite tourner en rond pour finalement abandonner l’idée de refaire du sport. Je pense qu’il faut être curieux et essayer. On peut généralement demander une séance d’essai dans les salles de sport ou les clubs (de boxe, d’athlétisme,…) donc autant en profiter. On peut également se faire inviter par un ami qui a un abonnement en salle de sport et le suivre un après-midi pour voir la salle et tester un ou deux cours. On a aussi la possibilité de prendre des cours à l’unité, pour la danse, le yoga, la boxe, l’aquabiking,… Bref, soyez curieux 😉 Honnêtement, je n’aurais jamais pensé me mettre un jour au running, ou au TRX, ou même au yoga. Mais en se laissant prendre au jeu, on finit par avoir de bonnes surprises.

#5 « je n’ai personne pour m’accompagner »

C’est important pour certaines personnes d’être accompagné pour faire du sport. Que ce soit pour aller courir ou pour aller à la salle. On peut demander à son entourage, à ses amis ou à ses collègues, pour se motiver ensemble. Mais malheureusement, ce n’est pas toujours simple de trouver un partenaire, qui veut faire exactement le même sport que nous, au même endroit, et aux mêmes moments. Si vous ne trouvez pas preneurs autour de vous, essayez de participer aux événements près de chez vous, initiés par des marques ou des communautés : les sessions running de Nike ou d’Adidas (les Boost), les groupes comme Instarun ou …, les clubs comme Free Runners. Vous ferez vite un tas de rencontres !

#6 « j’ai peur d’être ridicule »

Quand vous vous lancerez et reprendrez le sport, dîtes vous que toutes les personnes qui vous entourent ont un jour été débutantes. Elles ont toutes un jour galéré comme vous galérez actuellement. Et surtout, le Training n’est pas une discipline où on vient pour être le meilleur : on vient pour progresser. Donc n’ayez pas peur d’être ridicule et soyez plutôt fier de vous et des efforts que vous faîtes 😉

#7 « j’ai la flemme ! »

Tout ce que je peux vous conseiller, c’est de vous fixer des objectifs. On fait rarement quelque chose sans raison, et d’autant plus quand cela demande quelques efforts. Alors lancez-vous un défi ! Participer à une course, rentrer à nouveau dans ce jean, prendre du muscle,… On a chacun ses objectifs, et ils sont indispensables pour rester motivé et se rappeler pourquoi on le fait. Bien sûr, ça demandera un peu de motivation, surtout quand vos potes vous proposeront d’aller boire un verre après le boulot et qu’à la place, vous devrez filer au sport. Ou que le réveil sonnera 1h plus tôt le matin pour vous laisser le temps d’aller nager ou courir avant d’aller travailler. Et rassurez-vous, il m’arrive souvent d’avoir la flemme mais une fois que vous vous motivez, vous serez d’autant plus fier de vous.

#8 « les résultats n’arrivent pas assez vite ! »

Un jour, un coach m’a dit qu’il fallait un mois pour voir les résultats et trois pour que les autres le remarquent. Donc non, vous n’aurez pas des Pecs saillants après 2 séances de pompes ni des cuisses en béton après de longues séries de squats. Il faut laisser le temps aux choses. Rappelez-vous également que la nutrition fait 70% du boulot 😉 Apprenez aussi à voir d’autres résultats que ceux physiques : vous constaterez une progression de votre performance, une sensation de mieux-être… Cela fait aussi partie des résultats !

 

#9 « ça fait mal »

Je mentirais si je disais que les Burpees, les longues répétitions de squats jump, les pompes ou les séances de fractionné sont une partie de plaisir. Oui, vos muscles chauffent, brûlent, tremblent. Et les miens aussi, rassurez-vous. Je tire la grimace régulièrement pendant mes Training, mais c’est cet effort qui amène des résultats. Car sans efforts, pas de progression (le fameux “no pain no gain”). Mais tout dépend aussi de vos objectifs : si vous souhaitez vous entretenir ou vous videz la tête, vous pouvez faire du sport sans pour autant vouloir toujours dépasser vos limites. Par contre, si vous voulez transformer votre corps ou progresser considérablement (meilleur cardio, plus de force, plus de rapidité…), il faudra le « traumatiser » un minimum. Mais croyez-moi : les résultats en valent la peine.