Sauter le pas et devenir un professionnel du Training

Hi 🙂

Quand je me suis inscrite en salle de sport il y a 4 ans environ, je n’aurais jamais pensé que le Training m’amènera là où je suis aujourd’hui. A l’époque, je voyais le sport comme un moyen de m’affiner et de m’affirmer. Je voulais transformer mon corps et rayer tout complexe, pour enfin assumer l’image que me renvoyait le miroir. Puis, au fil du temps, j’ai intensifié ma pratique, je l’ai diversifiée, j’ai mis de côté cette obsession pour l’apparence physique pour enfin prendre du plaisir à m’entraîner.

Peu à peu, j’ai pris conscience de toute la richesse du Training, du degré d’expertise des professionnels mais aussi des opportunités qu’offrait ce secteur en perpétuel changement.Je sentais que le Training occupait une place de plus en plus importante dans ma vie, qu’il était devenu un mode de vie, et une véritable passion. Qu’il m’avait déjà transformé et pouvait m’apporter encore tant de choses. Alors j’ai créé mon blog My Training Diary, en septembre dernier, pour diffuser cette passion autour de moi. Une première étape qui m’a permis de faire de magnifiques rencontres, avec des gens passionnants et tout aussi passionnés. 

Mais lundi, j’ai marqué une nouvelle étape dans cette aventure, en débutant ma formation à la Physical Coaching Academy, qui se situe à Bruxelles. Un gros défi dans lequel je me lance, mais une décision mûrement réfléchie. Je vous parle de ce nouveau projet et de ce qui m’a mené à cela.

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Ce lundi 20 avril était une date importante pour moi : en me réveillant le matin, je savais que je me souviendrai de ce jour comme lorsque j’ai passé mon bac, eu mon permis ou décroché mon premier boulot. Mais hier, c’était d’un tout autre registre, auquel je n’aurais jamais pensé : débuter une formation de Physical Trainer. Pourtant, tous les feux sont au vert dans ma vie professionnelle : à 25 ans, j’ai un travail à plein temps, dans une très grande agence de publicité, avec des responsabilités et des projets intéressants… Alors après tout, pourquoi se lancer dans un tel projet ? Tout simplement parce que c’est un domaine qui me passionne, que je veux approfondir. Également parce que je détesterais vivre avec le regret de me dire, dans 10, 20 ou 30 ans : « je suis sûre que j’aurais pu faire quelque chose de bien dans le sport ». Alors pour m’éviter tous ces « et si… », je me lance, je saute le pas, quitte à sortir de ma zone de confort et potentiellement échouer (après tout, ça fait partie du jeu).

Lorsque cette idée est apparue, je me suis d’abord posée une tonne de questions pour savoir si c’était un projet sérieux ou simplement l’envie d’un instant. Cette idée est finalement restée et devenue une évidence. J’ai alors commencé à me renseigner pour voir comment je pourrais accéder à une formation. En le faisant à côté de mon travail ? En passant des cours du soir ? Avec du bénévolat dans une salle de sport pour me former sur le tas ? Maismalheureusement, ce n’est pas aussi simple que ça en France : pour être coach sportif, il faut un diplôme reconnu par l’Etat, le BPJEPS, à moins d’avoir suivi des études en rapport avec le sport comme STAPS ou sport étude. Ce qui n’est pas mon cas. Pour obtenir ce diplôme, il faudrait que je retourne à l’école pendant un an, en alternant cours théoriques et pratique en salle. 12 mois où je devrai mettre ma carrière (et un certain niveau de vie aussi) de côté avec le risque de ne pas du tout m’y plaire. C’était beaucoup trop risqué pour moi.

Mes recherches continuent, sur le Web principalement, et je finis par me tourner vers des formations à l’étranger. Après tout, je ne me vois pas rester en France toute ma vie et le secteur du Training est tellement plus avancé dans d’autres pays, que cela peut valoir le coup. En consultant les comptes Instagram de Personal Trainers ultra célèbres, j’ai rapidement constaté que beaucoup disaient être certifiés « NASM ». Entendez « National Academy of Sports Medecine », un des 3 organismes de référence outre-Atlantique pour certifier les coachs sportifs. 

On peut facilement constater à quel point cette formation est connue aux Etats-Unis en lisant les articles sur les blogs de certains Personal Trainers (ici ou ), ou en consultant les qualifications requises des annonces d’emploi des salles de sport américaines : toutes mentionnent la certification NASM.

Quand vous vous rendez sur leur site, ça vous semble presque trop beau : il suffit de vous inscrire, de payer (de 600 à 2000$), d’étudier les différents contenus de la formation (exclusivement en anglais), et de passer l’examen final pour obtenir la fameuse certification qui vous permettra de rejoindre le cercle des Personal Trainers. Sur le coup, j’ai des étoiles dans les yeux, je suis persuadée d’avoir trouvé la bonne solution.

Puis je cogite un peu et prends conscience de deux grosses limites :

  1. le niveau de la formation est élevé, les connaissances requises assez pointues : on aborde toute l’anatomie squelettique, musculaire, ou encore nerveuse du corps humain, pour permettre d’adapter l’entraînement à chaque profil. C’est un mal pour un bien puisque c’est ce degré de complexité qui rend la certification NASM aussi reconnue aujourd’hui.
  2. en passant cette certification à distance, je n’aurai aucun accompagnement et aucune mise en pratique. En plus, la formation est assez peu connue en France donc les différents coachs sportifs qui m’entourent ne pourront malheureusement pas être mes tuteurs.

Délicat d’investir autant de temps et d’argent si on n’est pas totalement sûr de réussir.

Je pense repartir de zéro quand je tombe un peu par hasard sur le site de la Physical Coaching Academy basée… à Bruxelles. « 1h30 de Thalys, au moins un aspect intéressant ». Puis, je consulte plus en détails leur site et je vois qu’ils proposent des formations de certification NASM tout au long de l’année. 

Je prends contact avec eux et leur posent une quinzaine de questions, sans être persuadée qu’une personne trouve le courage de me répondre : « Est-ce que je peux faire cette formation si je ne travaille pas dans le sport ? », « Est-elle reconnue en Europe ? », « Serai-je accompagnée par des professionnels ? », « En quelle langue les cours sont-ils dispensés ? »… Et là, surprise : une réponse d’un certain Fabrice Williquet dans les jours qui suivent. Il me confirme que je pourrai passer ma certification NASM, valable en Europe et outre-Atlantique, via leur organisme mais me conseille de commencer par un programme de mise à niveau, le module « Physical Trainer », pour acquérir les bases nécessaires.

Je réalise alors que j’ai toutes les clés en main pour me lancer, pour sauter le pas et rendre ce projet concret. J’ose à peine en parler à mes amis, et encore moins à mes parents, qui m’ont aidé tout au long de mes études et en ont financé une bonne partie. « Si mon père apprend que j’envisage de passer une certification de Physical Trainer, il va penser que je suis dingue… ». Mais c’est finalement sa réaction qui m’a convaincue : « Fonce, fais ce qu’il te plaît dans la vie, tu en ressortiras toujours plus grande ».

Le lundi qui suit, mon inscription au module préparatoire Physical Trainer est envoyée à la Physical Coaching Academy, qui me donne rendez-vous pour mon premier jour de formation le 20 avril. Pendant 5 lundi, je participerai à une journée de formation à Bruxelles, en petit groupe de 12 personnes qui, comme moi, ont pour volonté de devenir un jour des professionnels du Training. Au programme : logique d’évaluation, anatomie articulaire, anatomie musculaire, physiologie, résistance, entraînement, nutrition, théorie de programmation, biomécanique… Le contenu est dense, mais c’est indispensable si on veut être un vrai professionnel du sport et par définition, de la santé. Comme Fabrice Williquet nous l’a dit dès notre accueil : « Devenir Physical Trainer, c’est devenir un acteur de la santé. On peut entraîner quelqu’un mais on peut aussi le blesser. » Nous devrons donc acquérir toutes ces connaissances indispensables pour maîtriser les bases. Nous serons soumis à un examen début juin et devrons effectuer un stage d’observation de 15 heures minimum avec un Physical Trainer certifié.

Autant vous dire que ces prochaines semaines vont être intenses et potentiellement stressantes. Mais ce sera un stress positif, le genre d’anxiété qui vous pousse vers l’avant et vous plonge en terre inconnue. Je vous tiendrai bien sûr informés de mes aventures au cours des prochaines semaines. En attendez, je vous invite à croiser fort les doigts pour moi 😉

C.